vendredi 23 décembre 2005

Film: Vengeance de Munich

Munich (poster)
Opinion ★★
Inspiré par les événements tragiques de la prise d'otages israéliens de 1972 aux jeux olympiques de Munich, le dernier film de Steven Spielberg propose de relater les actions de vengeance entreprises par les services d'espionnage israéliens après la mort de onze de leurs compatriotes lors de cette attaque terroriste.

Spielberg nous met rapidement en contexte, en commençant le film par la prise d'otages au village olympique, et surtout en nous montrant à quel point le monde entier était suspendu à la télévision pour connaître le sort des otages, malheureusement tragique. S'en suit une décision politique dans le cabinet israélien, dont la première ministre israélienne de l'époque, Golda Meir, a ordonné la mise en place d'une mission clandestine de liquidation des palestiniens impliqués de près ou de loin dans l'organisation de l'attentat. C'est Eric Bana (Troy, Hulk...) qui joue le rôl e d'Avner, leader de la mission.

Munich - Eric Bana & Jeffrey Rush
Le génie de Spielberg ne se dément pas pour une énième fois, dans une de ses œuvres les plus sombres et les plus réussies. Contrairement à d'autres réalisateurs qui auraient mis l'accent sur l'action, Spielberg aborde l'Histoire, à travers ceux qui la font, parfois malgré eux, et qui au fond ne sont que des gens comme les autres, avec leurs doutes et leurs certitudes. D'ailleurs une des scènes que j'ai trouvées mémorable est celle surréaliste d'un militant de l'OLP qui discute du conflit israélo-palestinien avec Avner, qui se présente comme un militant de l'extrême-gauche allemande. C'est là qu'on commence à sentir les doutes d'Avner sur les enjeux de la situation au moyen-orient, de sa mission, et combien même les européens et américains pensent réellement au bien des israéliens?

J'ai l'impression que cette région ne connaîtra la paix que lorsque les interventions étrangères cesseront de radicaliser le climat, et ce qu'elles soient iranienne, syrienne, américaine, ou de sionistes bien au chaud en Europe et à New York.

En somme, j'ai été agréablement surpris par la profondeur du scénario, car celui-ci pose une question cruciale pour une démocratie: jusqu'où peut-on aller dans la protection d'un pays sans compromettre les principes de liberté, présomption d'innocence qui constituent la base de cette même démocratie. Trent trois ans après Munich, la question reste d'actualité dans le monde de l'après 11 septembre 2001, où nous assistons depuis quelques années à des compromissions douteuses des démocraties occidentales dans une paranoïa qui a l'air de vouloir éliminer tout esprit critique concernant les questions internationales.

Le film pose également des questions controversées: y a-t-il eu des manœuvres de la police allemande qui auraient provoqué la tuerie? Est-ce que la mission israélienne de liquidation n'a pas servi pour faire du nettoyage politique dans les rangs palestiniens de l'époque, et résulté dans une radicalisation? Quel est le degré de compromission des puissances occidentales avec des organisations terroristes?

Vous l'avez compris, j'ai adoré et recommande vivement le film aussi bien pour sa cinématographie que pour son contenu.

mardi 20 décembre 2005

TIME Magazine: Personnalités de l'année 2005

Time Person of the Year 2005
Le magazine TIME a décerné cette semaine le titre de personnalités de l'année à trois figures de la vie publique pour avoir ramené les problèmes de la pauvreté dans le débat politique planétaire.

Il s'agit du célèbre chanteur de U2, Bono pour son action auprès des dirigeants politiques du Monde pour annuler la dette des pays les plus pauvres.

Les deux autres personnalités sont Melinda et Bill Gates qui œuvrent à travers leur fondation pour combattre le pauvreté dans le monde. Pour ce second choix, il fallait peut-être y penser à deux fois quand on sait que Microsoft, dont Gates est le président, fait payer pour les licences de Windows 98 dans certains pays pauvres. Quelle étrange manière de réduire la fracture technologique avec le Sud!



John Gomery
Pour son édition canadienne, TIME a choisi le juge John Gomery, à juste titre à mon avis, pour l'impact de son travail de fourmi dans la commission d'enquête qui porte son nom et qui a permis de démanteler le système de corruption et de financement du Parti Libéral du Canada. L'avenir nous dira quel sera réel sur la vie politique et démocratique canadienne.

samedi 17 décembre 2005

Besson est de retour

Angel-A (poster)
Après six années d'absence, Luc Besson revient à la réalisation avec la sortie dans quelques jours en France de son nouveau film, Angel-A. Certes, il n'a pas chômé entre-temps, s'occupant surtout de produire plusieurs succès commerciaux en France et ailleurs (Taxi, Transportter...) mais, il nous manquait de voir ses propres films.

Le film met en scène Jamel Debbouze, jeune et populaire comique français, et comme d'habitude dans les films de Besson, une héroïne forte interprétée par la danoise Rie Rasmussen. Besson qui a eu l'habitude de sortir avec ses actrices, renouvellera-t-il cette tradition?

Bref, voici le lien vers de l'information et les bandes annonces du film: Angle-A sur Allocine.fr . J'attends avec impatience la sortie du film au Québec!





Photo que j'ai prise Nov. 2005 au Viaduc de Passy
Angel-A: scene Viaduc de Passy
Petit clin d'oeil à la scène suivante de Jamel Debbouze (à gauche) et puis une photo que j'ai prise lors de mon passage à Paris (à droite) sous le Viaduc de Passy.

Montréal: L'Hiver est bien là

Tempete de Neige, Montreal
Vendredi a été pénible à cause de la tempête de neige qu'a connu le sud-ouest du Québec. Montréal a accumulé 41 cm de neige entre 4h et 15h hier, ce qui se rapproche du record de la tempête de mars 1971, qui jeté 43,2 cm sur la métropole.

Ça m'a pris deux heures en auto pour me rendre au travail vendredi matin, alors que d'habitude c'est 20 minutes au plus. Bref, l'hiver est bien là avant la date officielle! Un vrai décor de Noël.

Canada: Elections ou recette d'un fiasco annoncé?

Le 23 janvier 2006, nous sommes appelés au Canada à de nouvelles élections législatives fédérales après la chute, le 28 novembre passé, du gouvernement minoritaire des libéraux de Paul Martin.

Deux débats télévisés ont déjà eu lieu cette semaine, le premier en Français et le second en Anglais, les deux à Vancouver. La formule adoptée pour les débats est différente des autres élections. Les quatre chefs de partis ne peuvent pas s'adresser directement les uns aux autres, mais plutôt répondre à des citoyens qui ont soumis par courriels leurs questions au consortium de radiodiffuseurs qui s'occupe d'organiser le débat.

Mais que dire sur cette prochaine élection? Personnellement, je n'en peux plus des apparatchiks du Parti Libéral du Canada (PLC), un parti resté trop longtemps au pouvoir (12 ans), et qui se croit tout permis: arrogance dans les décisions et le ton, bilans négatif en santé et environnement, passage en force dans la loi sur le mariage homosexuel, ou encore la corruption et les détournements d'argent public au profit de ses dirigeants et leurs amis.

Le problème est que le leadership du parti Conservateur, personnifié par Stephen Harper fait encore peur aux électeurs du centre qui le jugent trop à droite. Il a du mal jusqu'à présent à apaiser les craintes d'une politique étrangère alignée sur celle des É-U ou des baisses d'impôts qui réduiraient les budgets sociaux. Il faut dire que les compagnes négatives du PLC contribuent beaucoup à renforcer ce sentiment. Un centriste bilingue comme Bernard Lord aurait probablement plus de facilité à convaincre l'électorat.

Serions-nous si naïfs et si peureux pour céder au chantage des Libéraux? Après tout, si les Conservateurs «déconnent» le verdict se fera dans quatre ans, aux prochaines élections, surtout que ces derniers ont promis de changer la loi électorale pour déterminer un mandat fixe de quatre ans au lieu du flou juridique actuel, qui peut étendre le mandat à cinq ans, selon le bon vouloir du premier ministre en poste.

Je n'aurais pas pensé dire cela un jour, mais je pense qu'un changement s'impose à Ottawa pour le bien de la démocratie dans le pays, et qu'il passe aujourd'hui par une alternance aux Conservateurs, par défaut certes, mais ça permettra peut-être de faire le ménage à Ottawa, et éventuellement au PLC pour laisser émerger une nouvelle génération à la direction de ce parti pour les futures élections.

Autre point de ma réflexion ce sont nos pseudo-journalistes québécois, qui peuvent s'accrocher sur la position des Conservateurs sur le mariage homosexuel et oublient le bilan désastreux des Libéraux en santé et en environnement, qui fait que les É-U nous devancent sur les objectifs du protocole de Kyoto! Il faut croire que les intérêts étroits de certains lobbies passent avant des questions plus essentielles comme la pauvreté, l'environnement ou la lutte contre la corruption.

Un autre malheur qui va contribuer au fiasco annoncé de notre prochain exercice démocratique, c'est d'avoir des démagogues comme le Bloc Québécois (Bloc), dont le chef Gilles Duceppe a reproché à Stephen Harper de rouvrir le débat en vote libre sur le mariage homosexuel, prétextant que la question a été réglée par un votre libre au parlement l'été passé, au mépris de l'opinion de la majorité des canadiens qui est contre! C'est «drôle» les contradictions de ce gars; je n'aurais qu'une seule chose à dire à M. Duceppe: pourquoi refaire un référendum sur l'indépendance du Québec? Il y en a eu déjà deux, donc des votes libres de tous les citoyen(ne)s du Québec, et qui se sont prononcé(e)s contre la séparation! La question est donc réglée selon votre logique! Non? Attention aux paradoxes cher Duceppe.

Selon les derniers sondages, le Bloc va probablement gagner la majorité des sièges au Québec, même s'il ne vise pas le pouvoir! Ce qui va nous maintenir dans une situation de gouvernement minoritaire, qui va vraisemblablement profiter au Libéraux, et donc retour à la case départ d'il y a un an et demi.

«Merci» à Gilles Duceppe et sa démagogie. L'indépendance du Québec, s'il y en aura une, ne peut se faire que par référendum dans la province et non en bloquant le parlement à Ottawa. De grâce, cessez votre démagogie qui ne sert personne et aucune cause. J'espère que mes concitoyens au Québec y réfléchiront à deux fois avant de voter Bloc ou Libéral le 23 janvier prochain, il en va de notre Démocratie.

A bon entendeur...

dimanche 11 décembre 2005

Affaires: Paramount achète DreamWorks

Geffen, Katzenberg, Spielberg
C'est finalement Viacom, à travers sa filiale Paramount Pictures qui a pu décrocher DreamWorks pour un peu plus de 1,6 milliards de dollars US.

NBC/Universal était un des acquéreurs potentiels, cette dernière n'avait pas la faveur des trois fondateurs de DreamWorks, en particulier Steven Spielberg.

samedi 10 décembre 2005

Film: Syriana - pétrole, espionnage et magouille


Syriana (poster)

Opinion ★★
George Clooney est très prolifique ces deux derniers mois: après l'excellent Good Night, and Good Luck qu'il a écrit, produit et réalisé, le voilà reprenant le «simple» chapeau d'acteur dans le film Syriana. (Bande annonce en fin d'article)

C'est Stephen Gaghan qui a écrit et réalisé ce film, inspiré des récits des livres d'un ancien agent de terrain de la CIA, Robert Baer, que Clooney interpéte à l'écran.

Le film est simplement le meilleur que j'ai vu cette année, et il ne reste pas beaucoup de jours de 2005. D'un point de vue cinématographique Gaghan livre une œuvre semblable à celle qu'il a offert dans son scénario de Traffic, 4 fois oscarisé en 2000, en mettant en parallèle plusieurs histoires dont on voit la connexion et les liens vers le dernier quart d'heure du film.

Matt Damon & George Clooney
Pour résumer, c'est l'histoire des jeux de pouvoir dans le puissant univers du pétrole et surtout les liens et les influences avec la politique américaine et la géopolitique du Moyen-Orient. En plus de l'excellent suspense que nous offre le film, la perspective politique est sans complaisance et sort du moule politiquement correct d'Hollywood souvent manichéen avec les «Bons» d'une coté, et les «Méchants» de l'autre.

Le film est exigeant, dans le sens où il faut suivre tous les dialogues pour comprendre les enjeux, les coups bas, surtout que chaque personnage parle en sa langue avec sous-titrage pour l'Arabe, le Perse et le Hindi.

Le film est produit par George Clooney et Steven Soderbergh qui continuent leur excellent parcours enchaînant les films commerciaux afin de financer des films indépendants comme Syriana, et qui savent ainsi attirer une distribution d'acteurs talentueux et très connus comme Matt Damon, Jeffrey Wright et Chris Cooper.

A voir absolument!



mardi 6 décembre 2005

Film: Petit Harry devient Grand...

Harry Potter & The Goblet of Fire (poster)
Opinion ★★
Le 4e épisode des aventures du sorcier préféré des ados et des moins jeunes est sorti il y a deux semaines. Comme beaucoup de monde, je suis allé le voir, mais à mon retour de France, histoire de ne pas faire la file devant le cinéma. En plus, j'ai le plaisir de le voir en version IMAX à Montréal.

Mon entourage sait à quel point je ne voulais rien entendre sur Harry Potter il y a quelques années, principalement à cause de l'overdose des différentes compagnes de marketing au lancement de chacun des tomes des livres de Joanne Kathleen Rowling. Mais comme dirait le personnage Joey dans la sitcom Friends: «There is a movie!»; pourquoi se casser la tête à lire un livre de littérature fantastique s'il y a une version cinéma qui en met plein les yeux. Ce n'est tout de même pas un roman de Camus.

Bref, dans ce nouvel épisode, Goblet of Fire, Harry Potter participe à un tournoi de magie assez périlleux et va finalement croiser le fer avec son éternel ennemi et assassin de ses parents, le maléfique Voldemort, interprété par l'excellent Ralph Fiennes. On note le récit du sorcier devient de plus en plus sombre et inclut les éléments qui vont avec l'âge du personnage, en plein adolescence.

Un très bon divertissement à apprécier par ces soirées froides de pré-hiver.

lundi 5 décembre 2005

Depeche Mode, ça fait du bien de «souffrir»

Dave Gahan
Opinion 4 / 5
Enfin et pour la première fois de ma vie, j'ai eu le grand plaisir d'assister à un show live de Depeche Mode, un de mes groupes cultes. Cela s'est passé au Centre Bell en ce dimanche 4 décembre. La première partie du spectacle a été très bien assurée par The Bravery, groupe montant de la scène alternative new-yorkaise.

C'est vers 21h que le charismatique Dave Gahan est monté sur scène devant un public impatient d'écouter ses idolles. Les deux premières chansons sont celles du dernier opus du groupe, Playing The Angel. Par la suite des succès cultes sont venus s'ajouter dans une ambiance extraordinaire où le public chantait toutes les paroles des chansons avec le groupe.

Le décor avait l'air d'être sorti d'une série TV de science-fiction spatiale des années 1970 avec un ensemble de 6 écrans géants qui diffusaient des images pour accompagner les différentes chansons.

De l'avis de plusieurs de mes amis qui ont assisté aux précédents spectacles du groupe à Montréal, celui d'hier soir est le meilleur grâce à la playlist, mais surtout à l'excellente forme de Dave Gahan.

Pour celles et ceux qui sont fans du groupe, je vous souhaite d'avoir l'occasion de les voir sur scène, ça vaut le coup!

mercredi 16 novembre 2005

Exposition de peinture à Paris (1er au 22 nov. 2005)

Tableau par Jun-Pierre Shiozawa
Un peu de publicité pour un ami et jeune artiste de talent, Jun-Pierre Shiozawa. J'ai eu l'occasion de faire un tour à la gallerie d'art Kamchatka à Paris où il expose actuellement ses oeuvres et j'ai trouvé ses oeuvres inspirantes et d'une grande fraîcheur. Beaucoup de ses toiles ont déjà trouvé preneur, mais si vous êtes amateurs d'art et que vous voulez encourager un jeune artiste talentueux, voici les détails de l'exposition:

Du 1er Novembre au 22 Novembre 2005
mardi-samedi : 11h-19h30
Galerie Kamchatka
23, rue Charles V -- 75004 Paris
métro: St. Paul, Bastille et Sully-Morland

tel: 01 42 71 22 59
mail: info@kamchatka.fr

lundi 14 novembre 2005

Quelques photos à Paris

Viaduc de Passy
Finalement, j'ai tout pour rester connecté durant mon séjour en France. Voici quelques photos prises en ces premiers jours en Gaulle!
Photos en France

A bientôt

dimanche 6 novembre 2005

La gueule de bois de la France

Dominique de Villepin & Jacques Chirac
Les émeutes en banlieues de Paris dites sensibles n'ont finalement réveillé le sommet de l'État français que lorsque les violences ont commencé à toucher des quartiers «réguliers» à Paris et des villes de la province française. A croire que les autorités françaises se souciaient moins des émeutiers tant et autant qu'ils limitaient leurs méfaits aux quartiers pauvres.

Aucune personne sensée ne peut se réjouir de cette situation qui ne fait que plonger encore plus dans la précarité une classe sociale déjà fragile. Mais il se peut que ces émeutes aient quelque chose de salutaire si elles permettent un réveil en France aux problèmes d'une frange importante de sa société.

La France, une société des discriminations;
Cette affirmation ne veut pas dire que tous les français sont racistes, mais que l'organisation sociale de ce pays est basée sur une discrimination sociale entre citoyens. Déjà entre français dits «de souche», un élitisme économique, social et politique qui favorise les personnes issues de la classe bourgeoise, aussi bien de droite que de gauche. Pour s'en convaincre, il suffit de scruter le sommet de l'État français et les personnalités qui le constituent. Renaud chantait dans Hexagone il y a une trentaine d'années que la France est en fait une monarchie et que la Révolution de 1789 n'a au fond rien changé par rapport aux classes sociales.

La France, un pays de non-droit;
Car malgré toute un arsenal juridique contre les différentes discriminations, l'application des lois est loin de suivre les textes et être à la hauteur du faussé qui s'est creusé entre la France dite «d'en bas» et celle de la majorité. C'est que la société française s'ingénie à trouver réponse à tout avec le mot magique de la «République». Statistiques sur l'accès à l'emploi des minorités ethniques? Jamais, c'est contraire à «l'Esprit Républicain», c'est en effet bien commode pour garder les problèmes dans l'ombre. Sacrés Français!

La xénophobie, un vieux mal français;
60 ans en arrière en donnent la plus extrême des illustrations. Les français de confession juive ont vite été considérés comme individus indésirables indignes de la citoyenneté française, ne correspondant pas à la définition «blanche catholique» du français moyen. L'État français s'est même empressé de mobiliser sa Police pour aider à la déportation des juifs vers les camps de la mort nazis.

Quel est le lien avec les événements des derniers jours? Simplement la capacité incroyable de la majorité de la société de française de considérer comme «étranger» tout citoyen qui peut lui rappeler la diversité sociale et ethnique du son pays, et éventuellement de lui dénier de facto le droit à év0luer et réussir socialement. Et pour ceux qui pensent que le fascisme est un lointain souvenir en France, il faudra se rappeler que c'est un des rares pays occidentaux qui a eu un fasciste, J-M Le Pen, comme second à des élections présidentielles en 2002!

Pour terminer;
Les violences et dégradations des derniers jours auront fait plus de mal aux habitants des quartiers pauvres qu'au reste de la société française, mais au moins la France calmera ses ardeurs et son arrogance quand elle voudra donner des leçons au reste du Monde en matière d'Égalité! La réalité a bien rattrapé le «Mythe Républicain» de ce pays.

A bon entendeur...

samedi 5 novembre 2005

Film: Jarhead (de Sam Mendes)

Jarhead (poster)
Opinion ★★
Petite déception après le visionnement de Jarhead, le dernier film du réalisateur Sam Mendes (American Beauty, Road to Perdition) qui adapte à l'écran le récit d'un ancien Marine, Anthony Swofford, qui a participé à l'opération Desert Storm au début des années 1990.

Déception car le film aborde le sujet par le bout de la lorgnette. En d'autres termes, j'en ai rien à cirer que des Marines aient perdu leurs copines durant leur séjour doré en Arabie Saoudite, il y avait des milliers de morts irakiens de l'autre coté de la frontière.

Un des rares moments émouvants est quand le personnage principal, Swofford (Jake Gyllenhaal), découvre les corps calcinés de civils irakiens bombardés par l'aviation américaine. Il y avait du potentiel dans cette histoire, mais Mendes n'a apparemment pas voulu (ou osé?) aller trop loin.

Un des rares films sur cette guerre et que j'aime beaucoup pour son ton, sa profondeur et sa distribution, Three Kings, réalisé en 1999 par David Russell, avec George Clooney, Mark Wahlberg et Ice Cube.

Film: Le complexe du pouce...


Opinion ★★
Un autre film sur l'adolescence prenait l'affiche il y a quelques semaines, il s'agit de Thumbsucker, littéralement «Qui suce son pouce».

Justin (Lou Pucci) est un adolescent timide qui a du mal à se concentrer sur ce qu'il fait. Il a la mauvaise habitude de sucer son pouce quand il est stressé. Cette manie exaspère son père Mike (Vincent D'Onofrio) ancien sportif qui est plutôt «vieille école» dans l'éducation qu'il veut donner à ses enfants. La mère de Justin, Audrey (Tilda Swinton), quant à elle est plus compréhensive et essaie de trouver les raisons des problèmes de son fils.

D'autres personnages singuliers se greffent à l'histoire dans l'entourage de Justin, comme son dentiste Perry (Keanu Reeves) ou encore un de ses professeurs d'école, Mr. Geary, joué merveilleusement par Vince Vaughn.

L'ambiance du film est intimiste et la bande originale du regretté Elliott Smith y contribue beaucoup. En plus de la qualité de la distribution des acteurs, beaucoup d'éléments intéressants dans la mise en scène, mais il manquait ce «je ne sais quoi» pour en faire un excellent film. Intéressant pour les curieux cinéphiles.


mardi 1 novembre 2005

Gomery, Libéraux et le blocage du Bloc

En ce 1er novembre, le juge John Gomery vient de rendre son rapport sur le scandale des commandites qui a provoqué un séisme politique depuis deux ans au Canada, et qui a mené à un gouvernement minoritaire libéral aux dernières élections fédérales. En somme, les conclusions pointent les accusations vers l'ancien premier ministre Jean Chrétien et son cabinet libéral.

Politiquement, le pays est dans un blocage avec des demi-mesures et des effets d'annonce par le gouvernement de Paul Martin, qui tente de courtiser tout le monde au pays en prévision des élections qui seront probablement déclenchées au printemps prochain.

Il serait naïf, pour ne pas utiliser un autre mot, de croire que Paul Martin, ministre des finances à l'époque du dit programme, n'eût rien remarqué, et pour cause: il s'agissait d'une enveloppe de plusieurs centaines de millions de dollars! De deux choses l'une: il est rentré dans le rang et fermé les yeux sur les programme, ou comme il le prétend, il n'a rien vu passer, ce qui serait pire car ça serait signe d'incompétence.

D'un point de vue politique, ma plus grande frustration va vers le Bloc Québécois qui se retrouve finalement l'allié objectif des libéraux depuis sa création. En effet, de par le poids démographique, le Québec reste une des clés de réussite pour prendre le pouvoir à Ottawa. Or dans la province, et depuis l'apparition du Bloc au début des années 1990, l'alternance aux élections fédérales se fait uniquement entre libéraux et bloquistes, les conservateurs ayant du mal à percer dans ce coin du pays.

Il n'y a qu'au Québec où on peut trouver assez d'imbéciles pour voter pour un parti qui n'a d'autre prétention que de bloquer le parlement fédéral, en attendant une séparation utopiste. Entre temps, les libéraux se pavanent car ils savent qu'ils peuvent compter sur le Bloc pour continuer à faire comme si le Canada leur appartient.

Voilà pourquoi je dis à M. Gilles Duceppe: d'aller se faire voir ailleurs avec sa démagogie de merde! L'indépendance du Québec ne peut se faire qu'à travers un référendum dans la province, et le seul rôle politique que joue le Bloc actuellement est d'ouvrir la porte pour un énième mandat pour les libéraux.

A bon entendeur...

lundi 31 octobre 2005

Bénabar veut négocier...


Bénabar, Reprise des négociations
Opinion ★★
Bénabar revient cet automne avec son troisième album solo intitulé Reprise des négociations. En attendant sa distribution officielle au Québec, des mp3 se balladent sur Internet pour celles et ceux qui savent se débrouiiler un peu ;-)

Rien de nouveau sous le soleil certes, mais ce jeune artiste continue à nous toucher par sa poésie «de proximité» et ses airs musicaux attachants. Je ne peux m'empêcher de penser à la tendresse et l'humanité des chansons de Renaud quand j'écoute les albums de Bénabar.
Bonne écoute!

PS: Mourad, j'ai pensé à toi en écoutant le titre «La berceuse». Des bisous au p'tit.


- La berceuse -

par Bénabar

Voilà plus d’une heure que j’te tiens dans les bras
Voilà quelques jours que je suis tout à toi
Il est très tard et tu dors pas
Je t’ai fait une berceuse… la voilà

Demain, le jour sera là
Et les oiseaux chanteront leur joie
Tes paupières d'or s'ouvriront
Sur le soleil et sur sa chanson
Ferme les yeux, c'est merveilleux
Et dans tes rêves toutes les fées
Viendront te réveiller
Fais dodo, pourquoi tu dors pas ?

Demain il faut que je me lève tôt,
J’ai un rendez-vous hyper important
Si t’aime ton père, si tu l’aimes vraiment
Sois fatigué, et dors maintenant
J’ai sauté sur l’occase, t’avalais ton biberon
Pour un micro sommeil de 10 secondes environ
C’était confort, j’ai bien récupéré
Maintenant tu dors, t’arrête de nous faire ch%!r.

Demain, le jour sera là
Et les oiseaux chanteront leur joie
Tes paupières d'or s'ouvriront
Sur le soleil et sur sa chanson
Ferme les yeux, c'est merveilleux
Et dans tes rêves toutes les fées
Dors, dors, dors
Bordel, pourquoi tu dors pas ?
Dors, dors, dors
Laisse dormir ton papa

Ce que tu regardes en riant, que tu prends pour des parachutes
Ce sont mes paupières, mon enfant, c’est dur d’être un adulte
Allez on joue franc-jeu, on met cartes sur table
Si tu t’endors je t’achète un portable
Un troupeau de poneys, un bâton d’dynamite
J’ajoute un kangourou si tu t’endors tout de suite

Tes paupières sont lourdes…
Tu es en mon pouvoir…
Une sensation de chaleur engourdit ton corps…
Tu es bien tu n’entends plus que ma voix,
Je compte jusqu'à trois et tu vas t'endormir…

Pourquoi tu veux pas dormir? Pourquoi tu dors pas?
J’te donnerais bien un somnifère,
Mais yen a plus, demande à ta mère
T’es insomniaque ou quoi?
Puisque tu me laisses pas le choix
Voici le temps des menaces…
Si tu dors pas j’te place
Dors, dors, dors… Mais on dirait qu’ça marche.

Tu fermes les yeux, tu es si sage
C’est merveilleux tu dors comme un ange
Tu as de la chance
Moi aussi j’ai sommeil,
Mais c’est le matin, il faut qu’je m’habille
Je me suis énervé mon amour je regrette,
Pour me faire pardonner, j’vais t’jouer un peu de trompette

samedi 29 octobre 2005

Good Night, And Good Luck... (Retour vers le futur)


Good Night, And Good Luck
Opinion ★★
George Clooney continue à démontrer, si preuve il fallait, qu'il est beaucoup plus qu'un simple "playboy" pour rôles de séducteur. Good Night, And Good Luck est son second film en tant que réalisateur, après son excellent premier film, Confessions of A Dangerous Mind. Dans les deux cas Clooney a choisi des histoires vraies, politiques, et qui se sont déroulées il y a plus de trente ans.

Dans cette seconde réalisation, le film évoque la période noire du Maccarthisme aux É-U au début des années 1950 et la chasse aux sorcières contre toute personne ayant des sympathies de Gauche. Mais le film dépasse la simple critique des politiciens de cette période et conte le courage de l'équipe de reporters du magazine tv See It Now sur CBS à cette époque, en particulier la détermination de son présentateur vedette Edward Murrow à dénoncer la censure ambiante.

Je reste toujours impressionné par la répétition de l'Histoire aujourd'hui avec l'ambiance de paranoïa qui règne depuis 2001, et surtout l'esprit visionnaire de certaines personnalités, en l'occurrence Murrow qui à cette époque avait déjà mis en garde contre la dérive spectacle du journalisme à la TV, cinquante après, ses paroles sonnent comme des prophéties.

Good Night, And Good Luck: George Clooney, Robert Downey Jr., David Strathairn
A voir absolument, surtout par les pseudo-journalistes qui polluent notre monde aujourd'hui et qui salissent un métier noble.

DVD: Walk On Water... (Un faucon peut-il devenir colombe?)


Walk on Water (poster)

Opinion ★★
S'il y a un sujet de l'actualité qui me déprime le plus, c'est la situation au Proche-Orient, en particulier le conflit israélo-palestinien. Je déprime car quelques soient les initiatives de part et d'autre par les hommes de bonne volonté, il y a toujours des imbéciles, aussi bien coté israélien que palestinien, pour foutre la merde et obliger tout le monde à tourner en rond.

Tout ce «beau» monde prétend se battre pour ses lieux saints, alors que la sacralité de la Vie, consacrée dans les écrits des trois religions monothéistes, a l'air de passer en dernier. Le tout dans une ambiance de «loi du plus fort» qui ignore toutes les lois internationales.

Revenons à nos moutons, Walk On Water est un film israélien qui propose une vue moins politique du sujet et aborde l'histoire d'un angle individuel. Eyal (Lior Ashkenazi) est un assassin du Mossad, très efficace dans son travail. Il rentre à Tel-Aviv après une énième mission morbide à Istanbul, pour trouver son épouse qui s'est suicidée.

Afin de lui laisser le temps d'encaisser le choc, le supérieur d'Eyal lui confie une mission «légère» de surveillance d'une allemande, Pia Himmelman (Caroline Peters) vivant en Israël et son frère Axel (Knut Berger) venu la visiter de Berlin pour essayer de la ramener en Allemagne pour le 70e anniversaire de leur père. Ce sont les petits enfants d'un ancien nazi enfui en Amérique du Sud. Il s'agit de savoir si l'ancien criminel de guerre est toujours vivant, et s'il compte se rendre à la fête de son fils.

Eyal joue le guide touristique d'Axel, et au fur et à mesure de leur tour en Palestine, Axel trouble Eyal par son aisance et le sentiment de paix intérieure qu'il dégage durant leurs discussions. D'autres événements surviennent qui vont complètement chambouler la pensée d'Eyal qui ne sait plus quoi penser de lui-même et de son métier, cause du dégoût et du suicide de son épouse.

Certes, l'histoire est un peu naïve car on aimerait bien croire que la bonne volonté des uns puisse influencer le cours des choses, il n'en demeure pas moins que la narration est bien faite, en douceur, et le film ne pêche pas par une quelconque moralisation ou politiquement correct. J'ai bien aimé car ça m'a permis de découvrir un peu le cinéma israélien.

mardi 25 octobre 2005

Album "Easy-Jazz": Emilie-Claire Barlow (Like A Lover)


Emilie Claire Barlow - Like A Lover
Opinion ★★
Petite découverte musicale pour moi cette semaine, le dernier album d'une chanteuse torontoise, Emilie-Claire Barlow. L'opus s'appelle Like a Lover, assemblage réussi de chansons faciles à l'écoute, du swing, du jazz et une touche latino dans deux chansons. C'est le quatrième album de Barlow.

J'ai acheté l'album suite à son écoute sur Couleur Jazz fm. C'est la voix de la chanteuse qui m'a tenté. Il faut croire que le marketing par diffusion répétée est efficace!

Bonne écoute.

dimanche 23 octobre 2005

The Daily Show, la satire intelligente

The Daily Show
Petit coup de cœur pour une émission de satire politique américaine, The Daily Show sur Comedy Central. C'est la chaîne thématique d'humour sur le cable américain qui nous offre South Park.

Commencé il y a une dizaine d'années, The Daily Show est un téléjournal satirique quotidien qui passe en seconde partie de soirée du lundi au jeudi. Il est diffusé au Canada sur le réseau CTV. Le présentateur de l'émission, Jon Stewart, est un talentueux commentateur de l'actualité, tranchant, drôle et pertinent. Il est entouré d'une équipe très efficace d'auteurs des commentaires qu'il présente, mais également d'une panoplie de «correspondants» qui présentent des chroniques sur tel ou autre événement de l'actualité américaine et internationale. L'émission comprend également une section invité ou d'illustres personnalités de la vie publique viennent participer à l'émission.

Comme d'habitude, le manque de créativité de la TV française a fait reprendre avec moins de talent le concept dans le Vrai Journal de Karl Zéro. Je me rappelle bien sur Canal+ comment Karl Zéro commençait à se prendre au sérieux, contrairement au Daily Show qui a comme slogan: «Un présentateur, cinq correspodants, zéro crédibilité», ça démontre bien la différence d'esprit.

Vous n'êtes pas de ce coté-ci de l'atlantique? Ne vous inquiétez pas, les vidéos de l'émission sont disponibles sur le site de la chaîne ICI.

Bonne satire!

samedi 22 octobre 2005

Des chaussures, des soeurs, et ça fait un film

In Her Shoes
Opinion ★★
In Her Shoes raconte l'histoire de deux sœurs, Maggie (Cameron Diaz) et son aînée Rose (Toni Colette), qui grandissent sans leur mère, décédée quand elles étaient enfants.

Rose est plutôt du genre posée, avocate orientée vers sa carrière, tout le contraire de Maggie qui vit au jour le jour, et trouve constamment le moyen de se mettre dans des situations compliquées. Rose n'en peut plus de soutenir les folies de sa sœur, et suite à un malencontreux événement, la rupture s'opère entre les deux. Maggie découvre par après l'existence d'une grand-mère maternelle (Shirley MacLaine) toujours en vie. Cette dernière va essayer de recoller les morceaux entre les deux sœurs, ce qui s'avère une entreprise de taille.

Le film me rappelle You Can Count On Me, les deux œuvres racontent les aléas des relations familiales, de manière très humaine et réaliste. J'ai bien aimé, même si c'est un «film de gonzesses»! Autre information, le film a été adapté d'un best-seller, celui de Jennifer Weiner, et produit par Ridley Scott.

Deux flops, dont un surprenant...

Elizabethtown
Just Like Heaven
Opinion ★
J'ai attendu avec impatience la sortie du nouveau film de Cameron Crowe, Elizabethtown. A ma surprise, j'ai été terriblement déçu de la qualité de l'histoire écrite par celui qui nous a offert Almost Famous et Jerry Maguire.

Le principal reproche à ce film est son scénario faible. Supposé aborder la relation Père-Fils, l'histoire pêche par superficialité, les acteurs par du overacting et surtout une bande sonore trop présente. J'avais l'impression d'une longue vidéo musicale sur VH1. J'espère seulement que tout ceci n'est qu'une erreur de parcours de Crowe qui reste un des meilleurs conteurs d'histoires ciné de ces dernières années.

Le second flop, qui ne fût pas une surprise pour moi, est Just Like Heaven avec Reese Witherspoon et l'excellent Mark Ruffalo (You Can Count On Me). Adapté de la littérature bonbon de Marc Lévy, précisément son roman Et si c'était vrai, le film est une comédie quelconque avec un humour prévisible, par moments drôle, mais globalement moyen. À louer une soirée où on n'a rien d'autre à faire.

dimanche 16 octobre 2005

Ça Ira... Opéra du Bicentenaire

Roger Waters' Ça Ira
Opinion ★
Le prodige auteur-compositeur-interprète du mythique Pink Floyd, Roger Waters, vient de nous offrir un opéra classique de toute beauté: Ça Ira. C'est un projet qui a connu dix-sept ans de gestation et dont la sortie officielle s'est faite le 27 septembre 2005.

Etienne Roda-Gill
Le début du projet remonte à 1989, année de la célébration du bicentenaire de la Révolution Française de 1789. L'illustre auteur Étienne Roda-Gil, qui a écrit pour les plus grands de la chanson française, a proposé à son ami Roger Waters son libretto qui allait servir de base pour cet opéra.

Waters qui a toujours avoué son admiration pour les entreprises utopistes, en l'occurrence la Révolution Française, a vite donné son accord et proposé une maquette à Roda-Gil et son épouse Nadine, quelques semaines plus tard. Les deux ont approuvé les contours musicaux définis par Waters et le projet a pris naissance officiellement.

Le livret était illustré par les dessins de Nadine. Le décès de cette dernière en 1990 suite à une leucémie a naturellement été un coup dur pour Waters et Étienne ainsi que pour la suite du projet.

Mais le retard du projet s'explique surtout par l'immensité de la tâche pour un compositeur Rock qui s'essaie à la musique classique. De l'aveu même de Waters qui explique qu'il a dû apprendre à travailler autrement, car il devait expliquer sa vision à l'orchestre symphonique qui allait interpréter son oeuvre. Le résultat valait l'effort.

De plus, Sony Music a demandé à Waters de réaliser une version en anglais de l'opéra, marché mondial oblige, ce qui a été fait. Ainsi on retrouve en magasin There Is Hope qui compte l'opéra en anglais.

J'apprécie beaucoup la musique classique, mais l'opéra n'a jamais été ma tasse de thé, peut-être parce que je ne parle pas italien! C'est pourquoi j'ai trouvé l'oeuvre de Waters intéressante, car elle permet aux non-initiés comme moi de découvrir cette forme musicale.

La principale source d'information de cet article est le site britannique Brain Damage consacré à Pink Floyd.


lundi 10 octobre 2005

Clara et Antoine

Clara et Moi (poster)
Opinion ★
Pour citer les chroniqueurs cinéma professionnels, CLARA et MOI et l'un des meilleurs films français de l'année. Un instant! L'année n'est pas finie et pire, ce film est sorti en France il y a un an et demi.

Mais ça ne change rien, Arnaud Viard nous offre une première oeuvre exquise par son intimité et sa tendresse. Avec un montage et des plans qui sortent du clacissisme des films français des dernières décennies, le film arrive à nous transmettre la passion des deux amants, la légèreté de certains moments et la gravité d'autres. Le tournage en vidéo ne fait que renforcer l'ambiance intime du film.

C'est «simplement» une histoire d'amour entre deux inconnus. On n'est pas pris dans la technicalité de la construction du couple, mais on vit plutôt l'assemblage, par petits moments de tendresse, de conflit ou de malheur, la naissance d'un Amour.

Julie Gayet qui joue Clara n'est pas habituellement «ma tasse de thé», mais elle a rempli son contrat merveilleusement, et il en va de même pour Julien Boisselier, qui joue l'amoureux de Clara, Antoine.

Pour les romantiques dans l'âme, et les cinéphiles aussi, jetez-y un coup d'oeil si vous en avez l'occasion.