dimanche 27 août 2006

Film: Who Killed the Electric Car?

Who Killed the Electric Car?Opinion ★★
Il est rafraichissant de voir un documentaire comme celui-ci; cela témoigne de la vitalité de l'activisme écologique aux É-U, même si cela ne donne pas toujours les résultats escomptés.

C'est l'histoire de la EV1 (Electric Vehicle 1) que General Motors a mise en marché au début des années 1990. C'était une auto entièrement électrique qui pouvait être rechargée en la branchant à une prise électrique dans son garage pendant la nuit pour une autonomie d'un centaine de kilomètres, ce qui est largement suffisant pour le parcours urbain quotidien.

La EV1 a été crée suite à une législation de la Californie qui exigeait que 2% de nouveaux véhicules vendus en 1998 n'émettent aucun gaz polluant, et 10% des véhicules neufs en 2003. Je vous laisse imaginer que cela ne s'est pas produit.

Ev1

Le documentaire décortique le mécanisme de mise à mort de la technologie électrique, y compris par GM et les autres constructeurs automobiles. Beaucoup d'enjeux, principalement financiers, en dépendaient. Il est également sujet dans le documentaire de l'illusion de la technologie de l'hydrogène que beaucoup des protagonistes de l'industrie poussent, mais qui est technologiquement condamnée selon tous les chercheurs. Le film a même poussé GM à réagir sur son site Web.

Bref, un excellent aperçu des manipulations des médias et des message délivrés aux grand public. A voir pour être moins «moutons» envers les enjeux importants de notre futur.

Film: Little Miss Sunshine

Little Miss SunshineOpinion ★★
Little Miss Sunshine est un de ces films indépendants, simple, plein de tendresse et d'humour, qu'on a du plaisir à regarder et sympathiser avec ses personnages. C'est l'histoire d'une famille un peu disfonctionnelle, et qui malgré tous ses problèmes, tient ensemble grâce à l'affection qui ses membres portent les uns aux autres, souvent sans l'exprimer.

La distribution est excellente, entre un Greg Kinnear (As Good As It Gets) jouant le rôle d'un chef de famille qui croit qu'il fera fortune avec un système de valorisation personnel qu'il a inventé, Toni Collette (In Her Shoes) la mère attentionnée et la plus raisonnable de la famille, ou encore Steve Carrell (40 Year-Old Virgin) qui joue un rôle d'un autre registre de l'oncle, professeur de littérature suicidaire.

La petite fille de la famille est arrivé à la finale d'un concours de beauté pour enfants "Little Miss Sunshine". Par manque de moyens, la famille décide d'emmener leur fille au concours avec la vieille fourgonnette Volkswagen. Le voyage sera parsemé par de petits "tracas" et des chamailleries qui vont finalement rapprocher les membres de la famille. A voir pour sortir l'habituel style hollywoodien.

Film: Thank You For Smoking


Thank You For Smoking (poster)
Opinion ★★
Un des aspects les plus intéressants, parfois effrayant, de la vie politique nord-américaine, est la participation active et surtout publique des lobbyistes dans les différentes sphères du pouvoir.

En fait, leurs activités sont régies par la loi qui encadre les activités des groupes d'intérêts en les obligeant par exemple d'enregistrer leurs lobbyistes auprès de bureaux du ministère de la justice et de reporter par exemple les contributions aux partis politiques. Voici l'exemple de la Loi canadienne sur l'enregistrement des lobbyistes.

Thank You for smoking présente l'aspect communications du lobbying nord-américain. On suit ainsi le parcours de Nick Naylor, interprété par l'excellent Aaron Eckhart, qui est lobbyist pour l'industrie du tabac aux É-U. Officiellement il est le porte-parole d'un institut de recherche sur le tabac qui tente de trouver des chercheurs prêts à disculper la cigarette des cancers qu'elle cause aux fumeurs.
Thank You for Smoking:  Maria Bello, David Koechener, Aaron Eckhart

Durant une discussion avec son fils, Naylor explique que le plus important de nos jours, ce n'est pas tant d'avoir tort ou raison, mais bien de mener la bataille ailleurs que sur le terrain des faits, mais sur les principes comme la liberté individuelle et le droit au choix.

Après les révélations d'une journaliste (Katie Holmes) sur les pratiques de manipulation de Naylor, ce dernier tombe en disgrâce avec son employeur. Son défi sera de regagner sa place dans le monde impitoyable des relations publiques.

L'histoire de Naylor est en fait le prétexte pour explorer la toile de fond qui est le lobbying dans une comédie drôle et cynique. Je recommande vivement.

samedi 5 août 2006

Film: Caché ou 2hrs d'angoisse

Caché (poster)
Opinion ★★
Ça faisait longtemps que je n’ai pas eu un tel plaisir à regarder un suspense au cinéma. Caché est simplement fera certainement partie de mes films français préférés.

Si je devais utiliser un seul mot pour le décrire ça serait « primaire ». En effet, le réalisateur Michael Haneke, titille ce qu’il y a de plus primaire en nous : l’angoisse et la peur de l’inconnu. Daniel Auteuil joue à merveille le rôle d’une (Georges Laurent) star d’émission littéraire à la télévision qui reçoit un courrier anonyme, un simple dessin intriguant et angoissant. D’autres courriers suivront, sans texte encore une fois, sans expéditeur, mais le contenu évolue.

L’inquiétude s’installe dans le foyer, et l’épouse de Georges Laurent, Anne (Juliette Binoche) se pose des questions et demande à son mari d’alerter la police. Georges songe plutôt à faire sa propre enquête.

Je ne vais rien dévoiler trop, je vous laisse le plaisir que j’ai eu à voir. La bande est à ce sujet très bien faite, et ne gâche rien au suspense. Le style rappelle les angoisses des films de Hitchcock qui nous faire gratter la tête en essayant de résoudre l’énigme, mais il ne s’agit pas d’un polar.

Caché: Daniel Auteuil
Il y a des moments plus intenses que d’autres, et si vous voulez passer une soirée tranquille et détendue ce film n’est le bon. Par conte si vous êtes cinéphiles, il faut rapidement aller le voir.

Film: OSS 117, «Un peu de Sean et beaucoup de conneries»

OSS 117 - Le Caire (poster)
Opinion ★★
Jean Dujardin incarne le rôle de l'agent OSS 117, alias Hubert Bonisseur de La Bath, adaptation de la série de romans d'espionnage écrits par Jean Bruce et dont les précédentes mises à l'écran durant les années 1950, 1960 et 1970 font partie de la culture cinématographique populaire en France.

Le film est un très bon divertissement, et contrairement aux précédentes adaptations, il a plutôt tendance à ridiculiser une certaine vision colonialiste que la France portait (porte?) envers ses anciennes colonies. Le film s'apparente plus à la parodie d'espion sans tomber dans le pastiche. Il faudrait plus voir du coté d'Austin Powers que de James Bond ou comme l'a si bien dit Dujardin: «Il y a plus de connerie que de Sean dans OSS 117». A voir.

OSS 117: Jean Dujardin

Film: The Road To Guantanamo

The Road To Guantanamo (poster)
Opinion ★★
Intéressante œuvre cinématographique, mélange de documentaire et reconstitution qui montre l'absurdité de la stratégie alliée durant l'opération Liberté immuable en Aghanistan.

Ce qui fait froid au dos dans cette histoire la rapidité avec laquelle une personne se fait broyée par la machine administrative, en l'occurrence quatre jeunes britanniques, nés et grandi en Angleterre, deviennent des prisonniers des forces américaines.

Tout commence quand ces jeunes partent au Pakistan dans le pays dont sont originaires leurs parents, pour visiter de la famille ou encore trouver une fille pour se marier. Le tout se passe en octobre 2001 juste après les attaques terroristes à New York.

Les jeunes sont interpellés par la crise des réfugiés afghans fuyant les zones de bombardement vers le Pakistan. Ils décident d'aller participer à l'aide humanitaire à la frontière pakistano-afghane. En s'y rendant, et dans la confusion totale, ils se font arrêter par les mercenaires du seigneur de guerre afghan Doustoum, qui va les vendre aux troupes américaines. Commence ainsi la route vers les camps de concentration de Guantanamo. Le calvaire dure près de 3 ans jusqu'à leur libération en mars 2004.

Le film est réalisé par Michael Winterbottom, celui qui réalisé le controversée 9 Songs l'année passée, film torride sans simulation dans les scènes intimes. Le film sur Guantanamo est également sans concession par rapport au sujet de l'emprisonnement arbitraire. A voir.

Film: Over The Hedge

Over The Hedge (poster)
Opinion ★★
Recette pour un film d'animation réussi:

  • Un style visuel réaliste et attrayant
  • Un humour grinçant qui se paie la tête des habitudes alimentaires des Américains
  • Et un scénario qui tient la route aussi bien pour les enfants que pour les adultes
    C'est la recette du film Over The Hedge. Une bonne satire de la vie de banlieue à l'américaine où tout est aseptisé et la nature perd le terrain aux maisons de la classe aisée. Les animaux sauvages aux alentours essaient de survivre en cherchant de la nourriture dans les nouvelles construites de ce qui fût jadis leur habitat. C'est la panique au sein de la communauté locale qui embauche un exterminateur pour se débarrasser des bêtes "nuisibles"; une lutte pour la survie s'engage pour les animaux.




    A coté de la comédie classique, le film écorche les comportements irresponsables des américains quant aux déchets domestiques, de la malbouffe et la passiveté face à la TV. Un bon divertissement, drôle et intelligeant.


    Film: Cars

    Cars (poster)
    Opinion ★★
    Je reste en impressionné par la capacité de Pixar de se renouveler à chaque nouvelle production. De Toy Story à Cars, cette compagnie a toujours exploré de nouveaux horizons visuels, allant de la maison aux circuits de courses automobiles, en passant par les profondeurs des océans.

    Cars est donc le dernier né de la compagnie créée par Steve Jobs (acquise dernièrement par Disney). Comme dans les précédents Pixar, le film tourne autour de sentiments simples, l'amitié, l'humilité, etc., le tout dans un style humoristique à plusieurs degrés, accessible aussi bien aux plus jeunes que les adultes.

    Lightning McQueen (voix d'Owen Wilson) est une jeune auto qui débute son parcours en NASCAR avec beaucoup de succès et qui tombe dans le cercle vicieux de la célébrité: arrogance et négligence de ses amitiés. Par un concours de circonstances, il se trouve dans un petit village au bord de la mythique Route 66 où il a l'occasion de redécouvrir le vrai sens de l'amitié et des choses les plus importantes en côtoyant plusieurs des habitants (autos!) du village.

    C'est tellement bien fait qu'on oublie que les personnages de l'histoire sont des voitures comme ce le fût avec les jouets de Toy Story il y a une dizaine d'années. Amateurs des films d'animation vous y trouverez votre compte.