dimanche 29 janvier 2006

Alternance Conservatrice... minoritaire


Stephen Harper, 2006
Le vent du changement politique dans le pays est venu finalement de l'ouest canadien, plus précisément de l'Alberta qui nous livre son premier Premier ministre de l'histoire du Canada en la personne de Stephen Harper. Mais ce n'est pas tout à fait vrai, car même s'il a passé la plus grande partie de sa vie à Calgary, ce politicien qui a grandi dans une famille évangélique est né dans la région de Toronto: sacrés Ontariens!

Et oui, l'alternance tant attendue est finalement au rendez-vous après douze années de règne sans partage de la mafia libérale fédérale à Ottawa, et tous les scandales qui ont coûté des millions aux contribuables canadiens.

L'alternance reste timide pour l'instant, car les Conservateurs n'ont obtenu que 124 sièges sur 308, ce qui maintient le pays dans la situation d'un autre gouvernement minoritaire. Il faudra remercier à ce sujet nos «amis» du Bloc québécois, toujours aussi obsolète, mais qui par la pensée magique finit par convaincre 42% des québécois de voter encore pour lui. La culture politique n'est pas apparemment pas le fort de la Belle Province.

Sans se faire trop d'illusions, nous avons affaire avec des politiciens et les conservateurs finiront par faire leurs propres gaffes, c'est bien la nature humaine!

dimanche 8 janvier 2006

A brand new Intel

BusinessWeek, Jan. 9, 2006
Le premier numéro de 2006 du magazine BusinessWeek a été consacré au nouveau virage stratégique pris par Intel depuis plusieurs mois, et dont le signe le plus visible est l'adoption d'un nouvelle signature visuelle pour cette marque.

Il ne s'agit pas d'un lifting, mais d'une option stratégique adoptée par le successeur d'Andrew (Andy) Grove à la tête de la compagnie, Paul S. Otellini.

Durant les deux dernières décennies, en particulier celle des 1990, Intel a dominé ses concurrents en se concentrant sur une activité principale, celle de concevoir et produire des microprocesseurs de plus en plus rapides et puissants. Le mot d'ordre jusqu'il y a deux ans était Gigahertz. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

L'article explique que jusqu'à récemment, c'étaient les ingénieurs qui menaient le bal pour ce qui est des décisions sur les produits à développer. La raison est que l'innovation technologique dans les microprocesseurs était suffisante assurer à Intel un avantage concurrentiel, surtout dans un marché des ordinateurs personnels dominé par les PC® à 95% et dans lequel Intel se taillait la part du lion avec près de 80% des systèmes, contre 20% envers son concurrent AMD.

Andy Grove (CEO 1987-1998)
(Chairman 1997-2005)
Parmi les premiers signes de ce virage centré sur le client et les fonctions au lieu de la technologie est l'accord avec Apple dans lequel Intel s'engage à fournir dorénavant les ordinateurs Mac, en remplacement au PowerPC de Motorola et IBM. D'autres joueurs comme Dell grincent des dents car ils voient leur pouvoir de négociation avec Intel attaqué par ces changements.

Andy Grove, le guru d'Intel qui garde toujours son droit de regard grâce à son poste de conseiller senior de la compagnie, approuve entièrement la nouvelle orientation que veut donner son protégé Otellini.

Paul Otellini (CEO 2005 - ...
Intel a toujours été proactive dans sa stratégie et à devancer les menaces, et le motto de la compagnie reste celui de son inpirateur (Grove): « Only the Paranoid Survive ». Nous verrons où cette nouvelle direction va mener ce géant de l'économie mondiale.




jeudi 5 janvier 2006

Film: King Kong, spectacle et rien d'autre

King Kong, 2005 (poster)
Opinion ★★
Peter Jackson réalise avec King Kong un rêve d'enfance qui lui tenait à cœur, celui de refaire le classique de 1933. Certes l'histoire est connue, mais j'étais curieux de la revoir avec la touche Jackson. Mais ce fût assez moyen comme film.

Principal reproche: 3 heures pour une histoire aussi simple c'est trop long! Le film a consisté en une longue série de prouesses technologiques, avec des effets spéciaux à couper le souffle mais qui n'ont pas pu relever le niveau du film, du moins à mon goût. Dialogues inexistants et les acteurs jouent en fin de compte des rôles de figurants, car la seule star c'est King Kong.

A voir en salle pour les effets spéciaux, surtout ceux de l'Empire State. Sinon, à moins d'être un fan de 1933, attendez le DVD, comme ça vous pourrez faire fast-forward.