lundi 10 octobre 2005

Clara et Antoine

Clara et Moi (poster)
Opinion ★
Pour citer les chroniqueurs cinéma professionnels, CLARA et MOI et l'un des meilleurs films français de l'année. Un instant! L'année n'est pas finie et pire, ce film est sorti en France il y a un an et demi.

Mais ça ne change rien, Arnaud Viard nous offre une première oeuvre exquise par son intimité et sa tendresse. Avec un montage et des plans qui sortent du clacissisme des films français des dernières décennies, le film arrive à nous transmettre la passion des deux amants, la légèreté de certains moments et la gravité d'autres. Le tournage en vidéo ne fait que renforcer l'ambiance intime du film.

C'est «simplement» une histoire d'amour entre deux inconnus. On n'est pas pris dans la technicalité de la construction du couple, mais on vit plutôt l'assemblage, par petits moments de tendresse, de conflit ou de malheur, la naissance d'un Amour.

Julie Gayet qui joue Clara n'est pas habituellement «ma tasse de thé», mais elle a rempli son contrat merveilleusement, et il en va de même pour Julien Boisselier, qui joue l'amoureux de Clara, Antoine.

Pour les romantiques dans l'âme, et les cinéphiles aussi, jetez-y un coup d'oeil si vous en avez l'occasion.

Le Carré jardinier...

The Constant Gardener
Opinion ★
Le second film de ce week-end est The Constant Gardener, une adaptation du roman de John Le Carré, la machine à succès de la littérature de suspense anglo-saxonne.

Je suis allé voir le film à cause de la distribution des acteurs et du metteur en scène. En effet, c'est l'excellent Ralph Fiennes (Schindler's List, The End of The Affair) qui joue le rôle principal d'un diplomate britannique au Kenya, Justin Quayle. Son épouse Tessa (Rachel Weisz) est travailleuse humanitaire qui oeuvre aux cotés des séropositifs en Afrique.

Dans une ambiance de corruption généralisée, des affaires secrètes se trament entre le gouvernement kenyan et des multinationales de la pharmaceutique. Tessa qui cherche à en savoir plus meurt dans un étrange accident sur une route éloignée du pays. Son époux ne croit pas la version officielle et cherche à savoir la vérité sur l'affaire et les gens impliqués.

L'intrigue est très bien construite, sans rajouter de faux suspense, mélangeant moments intimes et enquête policière. Ainsi, les commanditaires du meurtre sont identifiés et le défi pour Justin est de trouver les preuves pour les dénoncer publiquement. Le film aborde également le sujet épineux de la situation humanitaire en Afrique et les intérêts des ex-colonisateurs qui continuent à y jouer un rôle, le plus souvent négatif jusqu'à ce jour.

Aux cotés de Fiennes et Weisz, on retrouve d'autres talents tels que Pete Postlethwaite ou encore Danny Huston, le tout orchestré par Fernando Meireless, réalisateur de l'excellent City of God.

Je recommande vivement.

dimanche 9 octobre 2005

Le plein de ciné ce week-end, en premier Cronenberg

A History of Violence
Opinion ★
Avec ce long week-end de l'action de grâce au Canada, j'ai profité pour me faire mon petit ciné tout au long du week-end, surtout que le mauvais temps a été de la partie depuis vendredi passé sur tout le Québec. Dans le désordre, voici mon premier commentaire sur les 3 films que j'ai vu samedi et dimanche (voir articles suivants).

Je suis allé voir le dernier film de David Cronenberg, A History of Violence. L'histoire se passe dans une petite localité de l'Indiana où un simple père de famille, Tom Stall (Viggo Mortensen) qui gère son petit café-restaurant se fait braqué par deux malfrats très violents. Lorsqu'un des bandits s'apprête à tirer sur une des employées, Stall réagit et tente de neutraliser les deux voleurs. Durant l'accrochage il parvient à les tuer.

Stall devient héro de la petite ville, et les médias en parlent avec abondance. Ceci amène un maffieux, Carl Fogarty (Ed Harris), à rendre visite à Stall. Fogarty semble sûr de retrouver en Stall un de ses anciens ennemis dans le crime organisé. Malentendu? Stall cache-t-il quelque chose? A vous d'aller voir!

Ce qui m'a marqué dans ce film, c'est toujours le coté crû de la mise en scène de Cronenberg, notamment la violence, sans voyeurisme, mais dans un objectif de mieux rendre la réalité des situations. J'ai beaucoup apprécié le rythme et l'ambiance du film; j'espère que vous appréciérez également. En tout cas, je le recommande.

samedi 8 octobre 2005

Week-end mélancolique

Un peu de blues en cette fin de semaine, l'été parti c'est la fraîcheur du temps qui s'installe après un début d'octobre exceptionnel en chaleur à Montréal.

Sans rentrer dans les détails, mon blues cette semaine vient aussi du fait que j'ai eu à goûter aux joies des promesses corporatives non-tenues. Même si ça ne me surprend guère, je reste toujours fasciné par la capacité de certains dirigeants au 'bullshit' (baratiner) pour justifier des décisions managériales.

Bon, c'est un long week-end, il faut en profiter pour se changer les idées. Vivement les vacances en novembre prochain.

lundi 3 octobre 2005

Enfin de retour avec un «Ange»

Depeche Mode, Touring The Angel

Opinion  4 / 5
Le groupe culte de mon adolescence Depeche Mode revient cette année avec un nouvel album Playing The Angel. Je suis bien chanceux ce lundi, car après l'album de Fiona Apple, j'ai eu également l'occasion d'écouter le nouveau Depeche Mode avant la sortie officielle prévue le 18 octobre prochain.
Depeche Mode, Playing The Angel
L'album est très bon, du moins je pense qu'il sera très apprécié par les fans de la période 1980 comme moi. Beaucoup d'électronique et de rythmes purs Depeche Mode. Martin Gore nous régale encore une fois avec ses compositions. Les titres 1 à 4 sont très rythmés laissant la place dans le reste de l'album à une ambiance plus intimiste à partir de Precious, qui est le premier extrait de l'album (vidéo ci-dessous).

Le groupe sera en concert à Montréal au Centre Bell le 4 décembre 2005 dans le cadre de la tournée de l'album. La vente des billets est prévue pour le 15 octobre.


Une «Pomme extraordinaire»

Fiona Apple, Extraordinary Machine
Opinion  4 / 5
Le dernier opus de la talentueuse Fiona Apple sera en magasins dès demain. Le titre de ce nouvel album est Extraordinary Machine. Six années se sont écoulées depuis son album précédent.

J'ai pu récupérer l'album à travers les newsgroups (merci Pat!) et la jeune artiste n'a rien perdu de son talent d'auteure/compositeur. L'album est moins sombre que les deux premiers avec des rythmes un peu plus prenants. Les textes toujours aussi tranchants.

A noter que la version officielle, prévue le 3 octobre, risque d'être différente de celle que j'ai écouté. En effet, la version sur Internet est le résultat d'une fuite au printemps passé après un désaccord entre Sony Music et Fiona Apple. Cette dernière n'était pas satisfaite du travail de son producteur, Jon Brion, auteur de la B.O. du film Eternal Sunshine de Michel Gondry. J'espère seulement que la version finale sera aussi bonne que celle que j'ai écoutée.

Bonne écoute!

dimanche 2 octobre 2005

Une « Serenity » qui surprend

Serenity poster
Opinion ★
Une bonne surprise avec cette œuvre de science-fiction.

Serenity est en fait la résurrection de la série TV Firefly qui a eu un succès mitigée sur le réseau câblé Sci-Fi Channel il y a deux ans de cela.

L'histoire se déroule dans le futur, avec la colonisation de l'espace par les humains. S'en suit la création d'une fédération de planètes dans le nouveau système solaire.

Certains dirigeants sont convaincus que c'est l'occasion de créer une société parfaite, calme et civilisée, en contrôlant la manière de penser des gens. Mais comme toujours, des esprits contestataires s'y opposent, et c'est la guerre.

Tout cela aurait pu être d'un ennui effroyable, et c'est la raison de ma surprise. L'histoire est très bien filmée, les acteurs jouent très bien, servis il faut le dire par des dialogues qui mélangent humour et éloquence, sans jamais trop en faire.

Le film, qui reprend les acteurs de la série ne comprend pas de grandes stars. A mon humble avis, cela sert beaucoup l'histoire, surtout que les principaux acteurs Nathan Fillon (vu dans Saving Private Ryan) et Chiwetel Ejiofor (Dirty Pretty Things avec Audrey Tautou) remplissent parfaitement le contrat.

Film à voir!
Serenity cast
Serenity, © 2005 Universal Pictures , 119 min

Photos: Montréal la nuit

Montréal la nuit, 2005
J'ai pris quelques clichés de nuit du haut du Mont-Royal samedi soir. Quelques soucis de focus pour cause de brise qui faisait bouger un peu le trépied. Toujours et encore des excuses!

Les photos sont disponibles sur mes pages PBase. Vos commentaires sont les bienvenus.

jeudi 29 septembre 2005

Klapisch nous régale

Romain Duris & Kelly Reilly in Les poupees russes
Opinion ★
Comme pour L'auberge espagnole, Cédric Klapisch nous offre un voyage très intéressant à travers les personnages de son dernier film Les poupées russes. Nous retrouvons son personnage principal Xavier (Romain Duris) cinq ans après son passage à Barcelone. Les poupées russes nous transportent cette fois de Paris, Londres, Saint-Pétersbourg à Moscou, dans un voyage aussi bien géographique que spirituel.

Xavier a trente ans, et essaie de faire le point sur sa vie jusqu'à ce présent. Il se pose des questions éternelles sur l'amour: sur l'existence d'UNE personne qu'on peut aimer pour la vie? Si elle existe, comment la trouver? L'a-t-il déjà croisé? Peut-on aimer plusieurs personnes à la fois?... Ces questionnements se font à travers un parcours des souvenirs de Xavier qui nous raconte en Voix-off ce qui s'est passé durant ses cinq années passées de sa vie.

Pour moi, le talent de Klapisch réside dans sa capacité à réussir le mélange profondeur du sujet et comédie du ton. Mais surtout, ses films sont attachants par leur humanité, proximité et le caractère cosmopolite des personnage et des endroits. Le tout dans un style visuel moderne qui sert merveilleusement le rythme du film.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré et si vous avez aimé la première histoire à Barcelone, vous allez probablement adorer cette suite.

Les poupées russes. © 2005 Lunar Films, 125min.

Comment perdre 1h40 de sa vie...

Flight Plan
Opinion ☆  (oui un bon Zéro!!!)
La réponse est simple: en allant voir Flightplan (en un seul mot), le dernier film qui met en vedette Jodie Foster.

En effet, ce film est tout ce qu'il y a d'ennuyeux, et malgré mes instincts, je suis allé voir un film dont l'histoire est tirée par les cheveux, les effets spéciaux dignes d'un mauvais jeu vidéo et un suspense qui ne peut faire frémir que les gens avec un faible QI.

Ainsi, Kyle Pratt (Jodie Foster) une ingénieure aéronautique prend un vol de l'Allemagne pour rentrer aux É-U dans un nouvel avion qui ressemble étrangement au A380 d'Airbus, et dans lequel sa fille se perd. S'en suit une recherche infructueuse qui soi-disant nous fait questionner sur l'existence même de la fille de Pratt.

Bref, à oublier, malgré le fait que c'est le numéro 1 des entrées aux É-U pour sa première semaine.

Flightplan, © 2005 Touchstone Pictures, 98min.

mercredi 28 septembre 2005

Picard et l'Iris

Luc Picard, L'audition
Finalement c'est Picard, Luc de son prénom qui a obtenu le premier Iris d'Or de la toute première édition du FIFM.

Il a obtenu ce prix pour son oeuvre L'Audition qu'il a écrit et réalisé et dont il incarne le principal personnage. J'en écrirais plus après l'avoir regardé, probablement à sa sortie vendredi prochain.

Par ailleurs, le FIFM a connu une première édition émaillée de plusieurs mauvais points, principalement l'absence du public et certains problèmes techniques de sous-titrage bilingue de quelques films étrangers.

A surveiller aux prochaines éditions si le festival perdure!

L'audition © 2005 Christal Films, 111min.

vendredi 23 septembre 2005

Son nom est Earl

My Name is Earl
Une fois n'est pas coutume, une petite chronique TV. Petit coup de coeur pour une nouvelle sitcom sur NBC, diffusée les mardis soir.

La série s'appelle My Name Is Earl c'est le talentueux Jason Lee qui en est la vedette. Il joue le rôle d'Earl (avec moustache!). C'est l'anti-héro parfait, du genre à voler un bonbon à un enfant. Jusqu'au jour où il gagne en grattant un billet de loterie. Frappé quelques minutes après par une auto.

Earl est persuadé que c'est à cause de son karma. Il fait une liste de toutes les personnes à qui il a fait du mal et décide de corriger le cours de sa vie.

S'en suit des situations très drôles lorsque ses anciennes victimes paniquent à sa vue, croyant qu'il revient à la charge. Une série qui ne change pas le monde, mais qui permet de se changer les idées un soir de semaine.
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